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Retour sur le séjour à Caen.

Mardi 19 octobre.

C’est à 9h que Gaëlle a donné rendez-vous à M Forcione, Mme Moré, Mme Renaud et Arzika à l’accueil de la villa pour un départ vers les plages du débarquement.

Après le chargement des bagages dans le minibus et quelques petits impondérables, c’est à 10h que tous les cinq ont pris la route. Si la météo n’était pas des plus clémentes en partant de Montrouge, après 3h30 de route ils sont arrivés sous le soleil d’Arromanches les Bains. Afin de ne pas faire attendre les résidents, Gaëlle avait prévenu le restaurant de l’heure d’arrivée du groupe.

C’est au Mulberry que nous avions rendez-vous avec la gastronomie locale. Aux fourneaux Sophie qui nous a élaboré de savoureuses recettes avec les produits locaux. Nous avons ainsi pu goûter le foie gras maison, des filets de carrelet fraichement pêchés, des charcuteries de Bayeux, de fabuleux desserts chocolatés, caramélisés ou bien glacés… Au service, Christian, très attentif à notre confort, a su leur apporter la chaleur humaine nécessaire à notre bien-être. Réchauffés de la fraîcheur extérieure, les papilles satisfaites et l’estomac plein, nous sommes enfin partis vers la plage de ce petit village revivre une partie du débarquement.

Le port artificiel d’Arromanches : la tentative désastreuse de débarquement à Dieppe en août 1942 a montré la toute puissance du mur de l’atlantique. Les forces alliées ont appris au prix de lourdes pertes que les fortifications rendaient impossible la capture d’un port existant, condition pourtant sine qua non au ravitaillement du débarquement de plus grande ampleur. Les stratèges élaborent un plan plus ambitieux sous le nom de code « Overlord ». Il s’agit de débarquer en Normandie avec 30 divisions. Pierre angulaire de ce plan : la construction de port artificiels sous le nom de code Mulberry. Les différents composants sont construits en Grande-Bretagne, remorqués à travers la Manche pour être assemblés face aux côtes Normandes. Afin d’assurer une zone d’eau calme, une rade est prévue par l’immersion de blocs de béton creux et de vieux bateaux. Les britanniques mettront neuf mois à construire l’ensemble des pièces nécessaires, œuvre unique dans l’histoire de l’humanité. Arromanches est libéré le 6 juin au soir et dès le 7 juin, les premiers bateaux sont coulés. Pendant une semaine grâce à ce port artificiel, plus de 18 000 tonnes de marchandises sont débarqués tous les jours. Nous avons pu sur place pu admirer les vestiges de ce port artificiel qui continuent à assurer un plan d’eau calme et abrité. Le vent fort et le froid ont écourté la contemplation de ce paysage insolite. Nous sommes alors partis vers le cimetière américain de Colleville sur Mer, gardant en tête cette fabuleuse odeur de marrée et la photographie de cette première page de l’histoire du débarquement de Normandie. Le cimetière Américain de Colleville sur Mer. Le cimetière américain de Colleville-sur-Mer est un cimetière militaire, situé juste au-dessus de la plage dite d’Omaha Beach.

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Inauguré officiellement en 1956 avec son mémorial, ce cimetière honore les soldats américains morts pendant la bataille de Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale. Cette nécropole de 70 hectares est installée sur les hauteurs qui surplombent la plage d’Omaha Beach, l’une des plages du débarquement de Normandie. Le littoral à cet endroit est protégé. Le cimetière a été conçu par Harbeson, Hough, Livingston & Larson et l’espace a été aménagé par l’architecte paysagiste Markley Stevenson qui a fait en sorte que de n’importe quel angle, on voit une rangée de croix. À l’entrée du cimetière, une statue en bronze de 7 mètres de haut,placée à l’intérieur du demi-cercle formé par la colonnade du mémorial, fait face aux carrés des tombes. Elle symbolise « L’Esprit de la jeunesse américaine s’élevant des Flots ». Cette statue est entourée de galets symbolisant la difficulté des tanks à passer la plage. Les stèles de marbre blanc sont en forme de croix latine ou en forme d’étoile de David pour les soldats de confession juive. Dans le cimetière sont enterrés les corps de 9 387 soldats, dont 307 inconnus et quatre femmes, principalement morts le jour du débarquement ou dans les combats des semaines suivantes en Normandie. 14 000 dépouilles, d’abord inhumées en Normandie, ont été rapatriées aux États-Unis, à la demande de leurs proches. Près du mémorial, dans le « Jardin des disparus », se trouvent les noms de 1 557 soldats disparus. Le territoire du cimetière est une concession perpétuelle faite par la France aux États-Unis. Cet endroit si solennel et d’une beauté exceptionnelle nous a fait vivre un moment d’une grande émotion, plus particulièrement encore à nos trois résidents qui ont connu la guerre et plus encore M Forcione d’origine américaine (certains membres de sa famille ont participé activement à cette bataille contre le nazisme en Europe, en France).

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 A 17h15 groggys par le froid malgré le soleil, nous avons repris la voiture, direction l’hôtel en plein centre ville de Caen. La soirée du 19 octobre C’est à l’Hôtel Modern, au centre ville de Caen que nous nous sommes installés pour la nuit. Arrivés à 18h , les résidents ont pris un moment pour se reposer et s’installer en chambre avant de ressortir pour se  restaurer. Pendant que Gaëlle réglait les derniers petits détails avec le charmant personnel de l’accueil, les résidents ont pu découvrir leur chambre. De grands espaces lumineux où les attendait thé et café à volonté, télévision, salle d’eau avec douche ou baignoire, téléphone et tout le confort qu’il convient pour un hôtel 3***. Après un petit brin de toilette et un petit moment calme, nous partons à la recherche d’un restaurant pour le diner. C’est à la petite Marmite, restaurant gastronomique que nous nous installons. Nous y avons passé un moment particulièrement convivial : un personnel patient et attentif nous a servi entremets, mets et desserts tous aussi bons les uns que les autres. C’est surpris par une pluie torrentielle que nous sommes rentrés à l’hôtel mouillés jusqu’aux os, fatigués, mais contents et prêts à reprendre notre chemin le lendemain matin.

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Mercredi 20 Octobre.

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C’est une journée un peu moins chargée qui attend nos cinq voyageurs. Aujourd’hui au programme, petit déjeuner, visite du mémorial et retour à la villa. Le réveil est fixé à 8h pour le petit déjeuner à 9h. Mme Renaud encore un peu engourdie par la nuit a du mal à ouvrir les yeux, Mme Moré, elle, est déjà prête, elle a dit avoir dormi d’une traite ce qui lui arrive rarement, M Forcione s’est bien reposé lui aussi. Nous nous rendons tous pour prendre le petit déjeuner au cinquième étage de l’hôtel. Une pièce inattendue et magnifique nous attend, ainsi qu’un buffet généreusement garni. Il y a différent thés, chocolat chaud et café, du pain (de mie, complet), du fromage (de la région), les viennoiseries, des céréales, de la charcuterie, des œufs (brouillés ou durs), des confitures… Un vrai régal…

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Juste le temps de passer par les chambres et de finir les valises… Gaëlle et Arzika finissent déjà de les charger dans le minibus. A 10h, tous installés confortablement à nos places prenons la direction du mémorial de Caen. Bombardé lors de l’été 1944, ville martyre de la libération, Caen méritait en effet qu’un hommage à la mesure de ses souffrances lui soit rendu. Ce fut fait mais dans un esprit qui reste le fil conducteur de l’action du Mémorial, celui de la réconciliation. Cet esprit, propre au Mémorial de Caen, a guidé nos pas à travers les différentes étapes du musée qui nous a plongé au cœur de l’Histoire du XXe siècle. Cette histoire mondiale qui démarre à Sarajevo le 28 juin 1914 avec l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand s’achève en partie le 9 novembre 1989, à Berlin, avec la « chute du Mur ». Entre ces deux dates, entre ces deux guerres mondiales, près de 60 millions d’hommes vont disparaître ; les régimes politiques les plus hostiles aux principes essentiels du respect de la vie entraîneront le monde dans le chaos et la brutalité qui caractérisent le siècle dernier. Nous sommes toutes et tous héritiers de ce siècle dont on doit, à tout prix, conserver la mémoire intacte et sans cesse écrire l’Histoire. Mémoire des martyrs, mémoire des idées, mémoire des sacrifices pour sauver l’homme de « l’inhumanité de l’homme pour l’homme ». Voici, l’esprit de ce mémorial, un endroit où la lourdeur de ce moment historique prend tout son sens mais aussi un lieu moderne volontairement tourné vers l’avenir, un lieu où l’on comprend l’importance d’avancer vers un avenir nouveau. Un lieu qui a parfaitement bien conclu notre séjour, puisqu’il est un hymne à la paix. Après la visite du musée, nous avons pris un dernier déjeuner tous ensemble avant de voir un film sur l’après guerre. « Mais que se passe-t-il ? Il manque une personne ! » Après plusieurs heures de préoccupation, d’inquiétude même, tout est bien qui finit bien, nous sommes à nouveau réunis et pouvons ainsi tous rentrer à la villa.

Le mot de la fin  : malgré les contres-temps et les imprévus, nous avons tous pu passer d’excellents moments, les rires ont toujours accompagné nos repas, nos maladresses ont été prises avec humour et c’est avec beaucoup de plaisir que nous avons passé ces deux jours ensemble. Merci donc aux résidents que nous avons accompagnés dans ce périple à Caen, ils ont su être patients et garder leur bonne humeur, même pendant certains moments difficiles. Merci aussi à tous ceux qui ont aidé à la préparation de ce séjour. Merci enfin à Arzika qui a su rester « zen » et profiter de tous ces beaux moments malgré les différentes péripéties de ce week-end ! Merci encore à tous !

Gaëlle

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