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INFO PARKINSON

WEB : Une deuxième clé contre parkinson

http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/actualite/100302/une-deuxieme-cle-contre-parkinson.html

C’est une nouvelle piste de traitement pour les formes avancées de la maladie de Parkinson que vient d’ouvrir le centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), à Paris. Dans cette maladie, la dégénérescence de neurones qui sécrètent de la dopamine (dopaminergiques) provoque tremblements au repos, rigidités, difficulté de la marche. Aux premiers stades, un traitement à la dopamine pallie bien cette déficience. Mais à long terme, cela ne suffit plus.
Après avoir mené une série d’études chez des sujets sains et malades, Chantal François et Etienne Hirsch, de l’ICM, ont constaté que, chez les parkinsoniens présentant des troubles de la marche, une structure cérébrale était lésée : le noyau pédonculopontin (NPP). Dépourvu de neurones dopaminergiques, le NPP possède, lui, des neurones cholinergiques (à acétylcholine). D’où « l’absence d’efficacité des traitements classiques à un stade avancé, explique Chantal François. Traiter par voie médicamenteuse la perte en acétylcholine pourrait en théorie être efficace, mais le traitement agirait aussi sur les nombreuses structures innervées par le système cholinergique, ce qui serait néfaste. »L’équipe envisage donc une thérapie ciblée, comme la stimulation profonde du NPP.

 Ostéopathie et maladie de Parkinson

Essai clinique

par : S. Blanchard, R. Meslé, A. Danet

Résumé

Les dernières recherches ont montré qu’un traitement ostéopathique améliore la fonction motrice chez les patients présentant la maladie de Parkinson. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact d’un traitement ostéopathique sur la qualité de vie des parkinsoniens.

Quarante patients présentant la Maladie de Parkinson Idiopathique (Stade I à IV sur l’échelle de Hoehn et Yahr) d’un âge compris entre 45 et 85 ans ont été recrutés. Vingt patients ont reçu un traitement ostéopathie adapté à leurs besoins. Les 20 autres étaient témoins non traités. Les paramètres de qualité de vie ont été surveillés par des auto-questionnaires avant le début du traitement et 6 mois après le commencement de l’expérimentation.

Nous avons observé après traitement une augmentation significative de la qualité de vie (SF 36, p<0,00001), de la mobilité (PDQ 39, p=0,03; SF 36, p=0,00003) et une diminution de la douleur moyenne perçue durant les huit derniers jours (p=0,039). Le groupe témoin n’a montré aucune tendance à l’amélioration. Au contraire, en comparant aux valeurs prises avant le traitement, quasiment tous leurs résultats se sont détériorés. Les résultats indiquent une amélioration significative de la qualité de vie des patients parkinsoniens après 6 mois de traitement ostéopathique.

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